usures des équipements

Le climatiseur qui rend l’âme un mois après l’expiration de sa garantie, la machine à laver qui tousse des années avant la fin de sa durée de vie, l’ampoule suspicieuse qui cesse d’éclairer sans raison apparente… Volontaire, planifiée et parfois systématique, l’obsolescence programmée ronge depuis quelques années le marché des appareils électroniques et électroménagers, au grand dam des consommateurs. Si elle reste difficilement décelable à l’achat, la mort programmée de nos appareils n’est pas une fatalité.

Un délit difficilement prouvable

Si nos gadgets électroniques sont voués à l’obsolescence de « mode », nos réfrigérateurs, chauffe-eau et autres équipements ménagers, pourtant peu soumis à ce phénomène, ont quant à eux vu leur durée de vie effective chuter drastiquement en une décennie. Les chiffres sont effrayants : selon Consoglobe, votre imprimante toute neuve rendra l’âme dans 3 ans, votre batterie de smartphone ne dépassera pas les 400 cycles de charge, et votre ordinateur portable agonisera d’ici cinq ans, au mieux. L’objectif ? Augmenter le taux de remplacement des appareils pour générer du chiffre d’affaires. La récente adoption par le Parlement de la loi sur la transition énergétique a scellé le destin juridique de l’obsolescence programmée, qui devient désormais une infraction punie de deux ans de prison et de 300 000 € d’amende. Si ce nouveau cadre légal matérialise la volonté de protéger le consommateur des pratiques commerciales peu scrupuleuses, il présente une difficulté pratique de taille : comment prouver le caractère « prémédité » de la panne ?

La prévention : seul rempart face aux industriels malhonnêtes

Bien plus qu’un gaspillage pécuniaire, l’obsolescence programmée multiplie les déchets et s’oppose à l’émergence d’une conscience environnementale collective. A moins d’être foncièrement bricoleur, et accessoirement technicien invétéré, la prévention reste la seule marge de manœuvre dont dispose le consommateur. En effet, il s’agira d’investir intelligemment, en propulsant par exemple la garantie au sommet de vos critères d’achat. Ivan Couet, cofondateur du site garantie5ans, nuance : « si un constructeur s’engage sur une garantie de 5 ans alors que la loi ne l’oblige pas encore à le faire, c’est qu’il a une certaine confiance dans son processus de fabrication ». Bien que minoritaires dans l’absolu, de nombreux constructeurs se sont engagés dans la voie de la « garantie preuve de bonne foi ». En effet, il est de plus en plus courant de croiser des aspirateurs, des cuisinières, des robots de cuisine et même des machines à laver garantis plus de 5 ans, au gré de ses courses en grande surface. Les chauffe-eau intelligents Twido, respectant cette logique de « consom’action », affichent une durée de vie de 30 ans pour une garantie de 15 ans. Un record !