éolienne dans un champs

Figure de proue de ceux qui aspirent à un monde débarrassé des énergies fossiles, acteur incontournable de l’élan écologique qui caractérise la seconde moitié de la décennie 2010, l’énergie éolienne brille par son potentiel prometteur, et devrait contribuer à hauteur de 10% dans la production électrique nationale à l’horizon 2020. Si les acteurs du secteur craignent une nouvelle loi qui pourrait empêcher l’installation d’éoliennes à moins de 10 000 m d’un monument historique,  le marché français éolien devrait pourtant voir sa croissance s’accélérer, selon une étude du cabinet Xerfi.

Un secteur en pleine mutation

Selon le cabinet Xerfi, la puissance installée dans l’Hexagone devrait avoisiner les 15 GW en 2019, contre un peu plus de 10 GW en 2015. Cette croissance exponentielle serait notamment imputée aux mesures de simplification (et d’incitation) adoptées et au maintien des prix de vente pendant au moins deux ans. S’ils y voient une opportunité de taille pour passer à la vitesse supérieure, les industriels de l’énergie éolienne devront toutefois s’adapter à de nouvelles conditions de marché pour gagner en compétitivité. En effet, le mécanisme de vente directe de l’électricité devrait bousculer les normes d’un secteur qui a fait preuve jusque-là d’un certain conservatisme. « Le passage à la vente directe ne devrait pas poser de problème aux grands énergéticiens comme Engie ou EDF Energies Nouvelles », précise le rapport Werfi. En revanche, il s’agira pour les exploitants de moindre envergure de tendre le plus possible vers la taille critique. Les jeux d’alliance devraient donc se multiplier dans les trois années à venir.

Vers un changement des usages domestiques

Dans l’Hexagone, les nouvelles machines devraient faire leur apparition courant 2018, « de quoi donner naissance à une véritable filière industrielle dans le pays, créatrice de plus de 8 000 emplois ». Par ailleurs, l’installation des 425 machines des appels d’offres de Saint-Nazaire et de Cherbourg devrait s’achever en 2023. Un troisième appel d’offres sera lancé fin 2017, avec toutefois une ampleur bien moindre. Parallèlement à la conquête de nouveaux marchés, l’innovation se positionne comme un puissant catalyseur du secteur et entraîne depuis quelques années des changements dans les modes de fourniture de l’énergie. La majorité des fournisseurs se sont engagés dans la mise en place de réseaux intelligents (smart grids) afin de s’adapter aux nouvelles sources d’énergies renouvelables et aux nouvelles attentes des consommateurs. Néanmoins, en parallèle, pour pouvoir bénéficier des avantages de ces smart-grids, il convient d’être doté d’équipements ménagers adaptés, tels que l’éclairage connecté, l’électroménager programmable à distance ou encore le chauffe-eau intelligent Twido®. Petite révolution dans ce secteur, Twido® est d’ores et déjà compatible avec les réseaux smart-grid : il est capable d’interpréter les flux d’informations des réseaux d’énergie afin de permettre à son propriétaire de s’approvisionner en énergie pendant les périodes les plus avantageuses pour lui. Une aubaine pour ceux qui ne veulent plus subir mais redevenir maîtres de leur consommation !

Crédit photo : Wagner Christian